research product . 2021

En amont des océans, déchets plastiques dans les cours d'eaux : flux, stocks, dynamique, quelques réponses et de nombreuses questions

GASPERI, Johnny; TRAMOY, Romain; DRIS, Rachid; BLOT, Denis; TASSIN, Bruno;
Open Access
  • Published: 01 Jan 2021
  • Country: France
Abstract
Les rivières sont censées être les principales voies de transfert des plastiques des terres vers l'océan (Lebreton et al., 2017 ; Schmidt et al., 2017). Cependant, il existe encore un manque important de connaissances sur la façon dont les déchets fluviaux, y compris les macroplastiques, sont transférés vers l'Océan. Les mesures quantitatives des émissions de macroplastiques dans les rivières suggèrent même qu'une fraction de l'ordre de 0,001 à 3% des déchets plastiques mal gérés (MPW) générés dans un bassin fluvial atteignent finalement la mer (Emmerik et al., 2019 ; Schöneich-Argent et al., 2020 ; Tramoy et al. 2021). Au lieu de cela, les macroplastiques peuvent rester dans le bassin versant et sur les côtes en raison de la dynamique complexe du transport qui retarde le transfert des déchets mal gérés des terres vers l'océan (Olivelli et al., 2020 ; Weideman et al., 2020). Afin de mieux comprendre ces dynamiques, le laboratoire Eau et Environnement et le Laboratoire Eau Environnement et Systèmes Urbains étudient la dynamique des déchets en Seine et en Loire. Pour les macrodéchets plastiques, l'ensemble des travaux engagés sur la Seine permettent de dresser une première esquisse des flux de déchets plastiques transitant en Seine, captés par les dispositifs urbains et/ou collectés par des opérations de nettoyage. Selon nos estimations, entre 100 et 200 tonnes de déchets plastiques transiteraient chaque année en Seine. A l'échelle de l'agglomération parisienne, et bien que ces valeurs s'accompagnent de fortes incertitudes, les eaux pluviales n'apporteraient qu'une part mineure de ces flux, i.e., entre 8 et 33 tonnes par an. L'étude de la dynamique des débris plastiques montre que le transfert des plastiques est loin d'être linéaire et qu'il est soumis à de nombreux phénomènes physiques à de nombreuses échelles temporelles, i.e. d'échelles courtes allant de quelques heures à quelques jours (marées hautes / basses) à des échelles beaucoup plus longues allant de plusieurs semaines (marées de printemps / creuses et marées les plus hautes) à quelques années (crues). La conséquence de ces interactions est que le transfert des débris est chaotique et qu'une part importante de ces flux peut venir s'échouer sur les berges.
Subjects
free text keywords: PLASTIQUE, DECHET, POLLUTION DES EAUX, RIVIERE, OCEAN, COURS D'EAU, TRANSFERT
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